Home

poster-02-09

 

C’est quoi…?


Les Cabarets
Bâtards. A new bi/multilingual poetry-text-performance cabaret for Montreal, somewhere in a theatre space at the top of a flight of stairs on Boulevard Saint-Laurent. At the top of a flight of stars. An evening for languages and words, fluidity and hybridity, bruising and joy. Beautiful around the edges. Rub against the vertigo of borders. The text will be eaten. The anchor, the fishhook, and the toothpick will be caught on the lip. There will be scalding and there will be charring. Come you sirens and you selkies, you satyrs and you valkyries, come flaunt your plumage. Be ablaze. Be staunch. The cockatrice may yet steal the wind from scene and from herd. Take the placebo. Let water and grease meet on your lips. Make slick your tongue. Rage in figments, pulse in raggedy scraps. Be dis-armed. Be dis-arming. Be slippery. Pick a quarrel with your boredom. Dare to be sincere. You curious and you glorious, you heirs to the glimmering world, you dusty souls and you backstreet foxes. Be ego. Be narcissist. Be kind. Goddamnit, you’ve gotta be kind. You antlered and you befrocked, you whalebone spears, and you nearly mountains. Be originals and be diaspora. Resonate with the urgency of supersonic chimes. Be tough as knicker elastic, be opaque as a granite headstone. Be a pilgrim of tenderness. Be careless. Have goat energy. Stuff yourself with the wisdom of hazelnuts, be alien in your own streets. Live bright. Live heavy. Ricochet. Accept wanderlust. Love like a universe giving birth. Be elevated. Be gutter. Be isthmus, be causeway, be safe haven. Be a face in need of a slap. Cultivate an identity of smudge. Open yourself up. All will be revealed.

*

Les Cabarets Bâtards: une nouvelle série de cabarets bi/multilingues de poésie, littérature et performance à Montréal, quelque part dans un théâtre en haut d’un escalier sur Saint-Laurent. Une soirée en haut d’un escalier d’étoiles. Pour les paroles et les mots, les mouvements et les mélanges, les brûlures et les joies. Pour la beauté dans les marges. Venez vous frotter au vertige des frontières. Les textes seront mangées. L’ancre, l’hameçon et le cure-dent sur la lèvre. Ça va chauffer, ça va carboniser. Venez, sirènes et selkies, satyres et valkyries, venez et montrez vos plumes. Soyez en feu. Soyez l’engagement. Le cocatrix peut encore voler le vent de la scène et du troupeau. Prenez le placebo. Laissez l’eau et la graisse se rencontrer sur vos lèvres. Faites glisser votre langue. La rage des fruits de votre imagination, la vibration de vos morceaux en lambeaux. Soyez. Ce qui est désarmé. Désarmant. Glissant. Entrez en conflit avec votre ennui. Osez la sincérité. Vous, les curieux et les glorieuses, l’héritage d’un monde miroitant, âmes poussiéreuses et renards mal famés. Soyez égoïstes. Narcissiques. Soyez gentils et gentilles. Vous êtes ben mieux d’être gentils pis gentilles. Vous, les cornues et les costumés, les harpons en os de baleine, et vous, les presque montagnes. Soyez l’originalité et la diaspora. Résonnez avec l’urgence d’un carillon supersonique. Soyez robustes comme l’élastique d’une culotte, opaques comme une pierre tombale. Soyez pèlerines et pèlerins de tendresse. Soyez l’imprudence. Ayez l’énergie des chèvres. Remplissez-vous de la sagesse des noisettes, extraterrestres dans votre propre quartier. Vivez avec clarté. Avec densité. Ricochez. Ayez la bougeotte. Aimez comme un univers accouche. Élevez-vous. Soyez gouttières. Soyez presqu’île, autoroute, refuge. Visage qui a besoin d’une claque. Cultivez une identité de bavures. Ouvrez-vous par en-haut. Tout sera dévoilé.

 

 

 

Advertisements